6 choses que mon working holiday visa m’a apprises

Hello tout le monde !

.

Comment allez-vous en cette pré-période de fête ?

.

Moi c’est assez spécial. Et oui, mon working holiday visa en Australie s’est terminé le 28 novembre dernier. C’est après précisément 365 jours « down under » que je suis rentrée chez moi, sur mon île pour passer Noël en famille.

.

Que dire de ce retour ?

Je n’en sais rien à vrai dire. Tout est encore trop flou. D’un côté, bien évidemment, il y a l’émotion des retrouvailles, la joie d’enfin pouvoir manger de la bonne charcuterie ou d’aller boire un bon verre de vin dans mon bar attitré. Mais de l’autre, c’est comme si une partie de moi était restée en Australie, il y a cette sensation d’être dans une cage dorée, cette absence de liberté et d’évasion que je ressentais au pays des kangourous… Au milieu de tout ce mélange d’émotions, j’ai pu faire un petit bilan de cette première longue aventure loin de chez moi. Entre bonheur, désillusion, quête de vérité et sacrée malchance, j’ai pu trouver beaucoup de réponses à mes questions. Parfois même dont je n’avais pas conscience.

Qu’est-ce que j’aimerais dire à une personne s’apprêtant à commencer son WHV en Australie ? La liste est longue. Mais je crois que dans mon voyage, 6 grandes leçons de vie se sont démarquées de tout le reste. Et c’est de ça dont je vais vous parler aujourd’hui :

.

Il y a une vie qui t’attend hors de chez toi :

Peu importe où l’on va, il y a forcément un endroit sur cette terre d’où, à la base, nous venons. Pour moi, c’est la Corse. Cette petite île constituée de montagnes, mers, rivières et d’un patrimoine culturel riche a toujours été ma maison et mes racines. Il m’a fallu des années avant de trouver le courage de la quitter. Et j’ai beau l’aimer, bon sang, c’est de loin la meilleure décision jamais prise. J’ai pu rencontrer des gens de toutes les cultures, me faire ma propre idée sur pleins de choses, parler une nouvelle langue, adopter mon propre style musical, m’habiller comme je le souhaitais : J’ai envie de sortir faire mes courses en pyjama et pieds nus ? No worries mate, ici une multitude de gens font ça. Pour samedi soir, et si j’optais pour une robe moulante courte et des talons aiguilles ? Aucun problème avec ça ( bon… ça n’a pas vraiment été mon cas ) mais si ça l’avait été, je n’aurais eu aucun mal à le faire car en Australie, personne ne juge ta tenue, aussi provocatrice puisse-t-elle être, tu n’as pas la bastiaise du coin qui te snobe de la tête aux pieds avec son sac Louis Vuitton au bras et son pauvre spitz nain qui doit se la coltiner nuit et jour, et juste pour ça les gars, bon sang, quel bonheur de se tirer un an de chez soi ! Ou encore ta nouvelle lubie c’est de te teindre les cheveux en rose et de te faire un septum ? Encore une fois, personne ne te toisera du regard avec un air méprisant. Chose qui n’est malheureusement pas vraiment possible chez moi ( et je pense que c’est le cas de toutes les petites villes ) Mon WHV m’a appris à ne plus avoir peur du regard des autres mais aussi et surtout, à accepter les autres tel qu’ils sont et à m’ouvrir à un autre univers. J’ai beau aimer mon île, je sais désormais que je n’y ferais probablement pas ma vie. Il y en a une autre vie qui m’attend hors de chez moi.

..

Je suis plus forte que ce que je pense

Ca me paraît bête maintenant quand j’y repense mais je suis loin d’être la seule dans ce cas : Je n’excelle pas dans l’art de la confiance en soi. Avant de partir, j’étais pleine de doutes, de questionnement. La cause ? Mon passé, certaines expériences, plusieurs relations toxiques. Je ne dis pas que je me prenais pour une moins-que-rien, loin de là. Simplement, j’avais tendance à abandonner facilement et à ne jamais aller au bout des choses. Ou tout simplement à douter lorsqu’on me disait que je faisais une grosse connerie de partir par exemple, même si je ne le montrais jamais.

Pour ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux, ce n’est plus un secret pour vous maintenant : Mon aventure en Australie a été rythmée par des galères sans nom. Réveillon de Noël aux urgences, opération de la jambe dans un trou perdu du South Australia, gros accident de voiture, licenciements, moins de 100 dollars sur le compte en banque, vivre dans une voiture pendant plusieurs semaines sous 50 degrés…

Beaucoup d’expériences déjà difficiles à vivre chez soi, alors je vous laisse imaginer à l’étranger ! J’ai pensé plusieurs fois à rentrer chez moi. J’aurais pu le faire. A la place, j’ai juste serrer les dents. Quand il a fallu se relever, je me suis relevée. quand il a fallu aller de l’avant, je suis allée de l’avant. Quand il a fallu se soigner, je me suis soignée ( enfin pas toujours à temps hélas, je remercie encore une fois les sombres enculés avec qui j’ai fait mon premier road trip, et oui celle-là elle était gratuite (: ) Quand j’ai été licencié, j’ai trouvé un autre boulot. Lorsque j’essuyais des refus, j’ai eu de la détermination. Et lorsqu’une situation ne me convenait pas, j’ai eu de plus en plus de facilité à tout plaquer pour la fuir.

Bien-sûr, il y a toujours pire et je n’ai jamais été la plus à plaindre mais sérieusement, quand je repense à des gens de chez moi qui me descendaient pour rien et que je me dis qu’ils n’auraient même pas été capable d’encaisser la moitié de tout ça sans rentrer pleunicher chez papa/maman, je rigole de ma bêtise : Les avoir cru et surtout, réaliser que la personne qui m’a le plus sous-estimé, c’était moi-même.

N’écoutez jamais les autres. Vous êtes capable. Vous êtes plus fort que vous ne le pensez.

/

Les biens matériels n’ont aucune importance

Il n’existe pas de mode d’emploi pour vivre son working holiday visa en Australie : Il y a ceux qui préfèrent trouver un emploi stable et vivre dans une grande ville, ceux qui veulent voyager à travers le pays, ceux qui cherchent un mélange des deux. Pour ma part, j’ai acheté une voiture et je n’ai absolument pas voulu me poser quelque part durant ma première année de visa ( sauf si j’y étais obligée bien entendu pour mes 88 jours de ferme )

J’ai donc vécu la majorité de mon aventure en voiture. Et en voyageant de la sorte, j’ai appris deux grosses leçons de vie ( qui peuvent paraître un peu contradictoires cela dit, sorry )

Premièrement, nous n’avons absolument pas conscience de la chance que nous avons de vivre dans un pays avec des ressources stables, de l’électricité, de l’eau. On ne se rend pas assez compte que ce n’est pas tout le monde qui possède un toit. J’ai vécu plusieurs semaines voir mois sans frigo, sans douche, sans machine à laver et parfois comme dit plus haut, sous plus de 50 degrés. Je donne ces trois exemple parce que c’est ce que j’ai été le plus ravie de retrouver lorsque j’ai eu ma première accommodation en ferme.

Deuxièmement, et à contrario du paragraphe précédent, les biens matériels, même s’ils m’ont manqué par moment, n’ont aucune importance capitale et je suis contente d’avoir pu expérimenter le fait de vivre sans. Lors de mon 8ème mois en Australie, je ne l’apprends plus à personne, j’ai eu un gros accident de voiture avec mon 4×4. Sans parler du fait que j’ai perdu mon moyen de transport et ma maison dans cet accident et qu’à l’heure actuelle ça me rend toujours aussi triste, ça a été un vrai traumatisme parce que j’ai cru pendant une fraction de seconde que j’allais vraiment y passer. Ca n’avait rien à voir avec les 2/3 petits accidents que j’avais eu en Corse… Alors certes, dans cette histoire j’ai perdu beaucoup d’argent et ça restera probablement le pire souvenir que j’ai eu en Australie mais quand vous voyez votre vie défiler devant vos yeux, je vous assure, ça n’a plus aucune importance. J’ai mis un peu de temps à réaliser ce que j’avais perdu parce que la première chose que j’ai pensé, c’est que j’avais toujours : La santé et la vie. Vous pouvez toujours tout perdre, tant qu’il vous reste ces deux choses, you’ll be fine.

l

Chaque rencontre t’apprendra quelque chose sur toi ou sur la vie

Bien que j’ai fait de très belles rencontres en Australie, j’ai également croisé la route de gens que j’aurais préféré ne jamais connaître. Que ça aille du psychopathe, à l’hypocrite en passant par le profiteur ou le harceleur, j’ai connu plusieurs cas de figure que je ne souhaite à personne. Avec du recul, je ne dirais pas que je suis contente d’avoir croisé la route de ces gens mais contente de la leçon que ça m’a appris. Une mauvaise relation amoureuse t’apprendra ce que tu ne veux plus jamais avoir. Une amitié toxique t’apprendra à en éviter une autre. Suivre des têtes de con en road trip t’apprendra à t’affirmer et à te donner le courage de te barrer seule. Pour chaque mauvaise rencontre, il y a une leçon de vie. Même si vous aurez malheureusement tendance à faire l’erreur, plusieurs fois. C’est aussi ça l’expérience du voyageur.

.

Sur ton chemin, quelqu’un sera toujours là pour t’apporter de l’aide.

Comme disait Dumbledore à Harry : « À Poudlard, une aide sera toujours apportée à ceux qui en ont besoin »

Pour l’Australie bah, ça a été un peu pareil. Que ce soit un médecin, un Australien que je ne connaissais ni d’Adam ni d’Eve ou des copains qui se sont finalement rêvélé être des amis, j’ai toujours reçu de l’aide dans les coups durs.

Un médecin qui m’a glissé 50 dollars dans la poche lorsque j’étais complètement terrifiée aux urgences le soir de Noël, une bande de potes Australiens qui t’accueillent dans leur maison lorsque tu te retrouves dans la merde sur une île déserte ou des gens que tu ne connaissais même pas un mois avant qui courent te prêter main forte quand tu es dans une ambulance et qui t’offrent un toit.

Je ne sais pas si j’ai déjà assisté à d’aussi belles preuves de gentillesse en 23 ans sur mon Île. Et de voir ce genre de choses ne peut que t’aider à t’élever toi-même et à devenir meilleur envers les autres.

.

Tout ce que tu emportes dans tes bagages, c’est toi-même

Une phrase qui m’a été répété bien des fois et dont je n’ai cerné le sens qu’une fois mon année en Australie pratiquement achevée.

Ne partez pas pour les mauvaises raisons ou pour fuir. Parfois, si quelqu’un rencontre beaucoup de problèmes, c’est parce que le problème, c’est lui.

Partez avec de bonnes intentions. Partez pour réaliser votre rêve. Partez pour réaliser vos objectifs, peu importe ce qu’ils sont ( voir du pays, apprendre l’anglais, faire de l’argent, se trouver )

Tout est possible, mais tout ne dépend que de vous. Vous n’aimez pas l’attitude de quelqu’un ? Dites lui. Vous aimez quelqu’un ? Dites lui aussi.

Vous n’aimez pas votre boulot ? Barrez-vous. Le groupe avec qui vous voyagez ne vous convient pas ? Barrez-vous aussi. Vous voulez aller à un endroit ? Foncez. Vous voulez nager à poil à Cape Tribulation ?! Non, ne le faites pas ça par contre. Il y a des crocodiles vous allez crever.

Parfois, la vie est aussi simple que ça, surtout dans un pays comme l’Australie ou il est aussi simple de tout recommencer à zéro, encore et encore.

Il peut être question de chance ou du caprice complice du hasard, mais au final, lorsqu’on y réfléchit vraiment, tout repose sur vous. Vous venez seul, vous repartez seul, entre les deux, il y a un monde : A vous de choisir lequel.

.

J’aurais tellement d’autres choses à vous dire sur l’année qui vient de s’écouler. Mais si j’avais six grandes leçons de vie à vous donner, ça serait celles-ci. Parfois, c’est dans les grosses galères qu’on apprend. Ca n’a pas toujours été facile mais je suis fière de l’année qui vient de s’écouler et de toutes les jolies choses qui me sont arrivées. Ou a contrario d’avoir appris à m’en sortir quand la vie n’était pas rose.

.

De toute façon, quand tu cherches la facilité, tu ne pars pas un an en Australie, pas vrai ?

88 jours de ferme en Australie : Bilan, conseils et explications

Helloooo tout le monde, comment allez-vous ? Moi, not too bad. Pour tout ceux qui me suivent sur Insta, comme vous avez pu le voir dans le courant de la semaine dernière, j’ai ENFIN terminé mes 88 jours de ferme après presque 10 mois en Australie.

;

Pour les petits nouveaux qui ne savent absolument pas de quoi je parle : En gros, lors de votre 1er working holiday visa en Australie, il est possible pour vous d’étendre d’une seconde année et même d’une troisième année depuis juillet 2019 ( Que ce soit immédiatement après votre première année ou bien plus tard, le tout est de savoir que la limite d’âge est de 35 ans ) sous certaines conditions : Il vous faudra effectuer 88 jours de travail dans des emplois spécifiques dans certaines zones du pays ( car toutes ne sont pas dites « éligibles » comme si ils étaient pas assez chiants comme ça )

.

Les secteurs éligibles pour avoir droit à une seconde année en Australie sont les suivants :

  • L’agriculture

  • L’horticulture

  • La pêche

  • Les mines

  • La construction

 

Pour ma part, j’ai fait très exactement 90 jours de travail dans le secteur de l’agriculture. J’ai été super émue quand j’ai réalisé que je les avais enfin. Il faut dire que j’en ai pas mal bavé. Je me revois encore plusieurs mois en arrière dire à mes proches « J’irais dans le Sud de Perth faire mes 3 mois de ferme d’un coup puis après je partirais en road trip » Mon dieu mais la bonne blague quoi ! Qu’est-ce que j’étais naïve.

Après, je ne vais pas vous dire que c’est impossible. En fait, j’ai recueilli pleins de récits de gens qui l’avaient fait. Disons qu’il faut savoir être persévérants et chanceux.

Bon, chanceuse est-ce que je l’ai été ? Oui, ça m’est arrivé. Persévérante ? Oui, mille fois oui. Est-ce que tout s’est passé comme je l’avais prévu ? Absolument pas !

Bon, sur ce, sans plus attendre, laissez moi vous résumer ce qui pourrait vous attendre si vous souhaitez faire 88 jours de ferme pour obtenir une seconde année de visa.

.

Chapitre 1 : Le grand départ de Perth.

.

IMG_2772.jpg

;

Tout commence donc le 11 janvier 2019, lorsque je quitte Perth en compagnie de 8 autres personnes. Direction le sud ouest, vers Manjimump et Pemberton, villes connues pour le picking de pommes et d’avocats. Énorme échec. Nous avons beau faire le tour des fermes, toutes les réponses sont négatives : La saison ne commence que dans quelques semaines. Un du groupe nous dit alors qu’il faut aller vers Port Augusta, que là-bas, il y a pleins de boulots, qu’on trouvera forcément. Ce qui faisait donc en tout, 24h et 28 minutes de voyage. 2449 kilomètres en voiture. J’étais hyper sceptique mais j’ai fini par suivre le groupe.

Après 11 jours de trajet et un mini road trip très sympa, nous arrivons dans les environs de Port Augusta. Une fois encore, nous ne trouvons rien. Direction, cette fois, les zones de Berri et Renmark → 4 heures et 6 minutes de route. Est-il possible de qualifier le néant ? Je pense qu’après avoir cherché des fermes dans ces zones, je peux le dire. Oui. Finalement, le bilingue du groupe revient tout content : Il nous a trouvé à tous les 7 ( car deux du groupe étaient partis peu avant ) du travail à Mildura dans les figues ! A moins de 2 heures de voiture de là ou nous sommes. Super ! Enfin, nous allons pouvoir avoir des jours de ferme en moins et de l’argent de côté ( énorme ironie, bien entendu )

:

Chapitre 2 : Mildura et les figues sataniques.

;

IMG_2778

Nous arrivons donc à Mildura peu de temps après, hyper confiants, hyper heureux d’avoir enfin trouver du travail après 3000 kilomètres de route ( on était si naifs, c’était presque mignon )

Comment vous décrire ce boulot qui n’aura durer que deux jours ? Je pense que ce champ de figue était clairement l’entrée qui mène aux Enfers.

Nous devions choisir une row individuelle ( row → allée, rangée ), nous avions une boxe, des gants qu’ils nous fournissaient car la sève des figues brûle et une rangée de figues à cueillir. Mais attention ! Pas toutes ! Sinon ça serait trop facile : Elles ne devaient pas être vertes, pas trop petites, pas trop soft ( molles en gros, pourries quoi ) Ouais, logique Momo, sauf que le problème, c’est que 80% des figues étaient soit vertes, soit soft, soit encore trop petites. A la fin de la journée ( qui dura 7 ou 8 heures ), j’avais 16 boxes de figues pleines ( On était payés 2$ par boxe, avant taxes il faut savoir ) et les bras et les jambes en feu à cause de la sève du fruit qui m’avait donné des allergies. Je me grattais jusqu’au sang. Sympa pour un jour d’anniversaire ( et oui, c’était le jour de mes 24 ans ) et si mes souvenirs sont exacts, on s’est même fait hurler dessus par notre contractor chinois qui a vidé la moitié de nos boxes car elles n’étaient pas bonnes.

« Au moins, je n’ai plus que 87 jours de ferme au compteur » dis-je le soir, au bar à mes potes. « Ah bah non Lara, c’est pas éligible, on gagne pas assez d’argent »

Putain, mais qu’est-ce que je foutais là ?

J’y suis quand même retournée le deuxième jour, pleine de motivation et de pensées positives. Le contractor ne nous avait même pas prévenu que nous commencions plus tard à cause de la pluie. On est donc restés comme des pauvres merdes dans le froid pendant une heure à attendre. Lorsque on a voulu poser des questions à l’office de la ferme, on a été jeté comme des chiens. Ce n’est même pas le mot. Car les chiens, eux, étaient accueillis chaleureusement. Sur la pyramide sociale, nous étions juste en dessous des cafards.

Je crois que c’est lorsqu’ils nous ont annoncé qu’on utilisait trop de gants et que désormais, nous devions payer 2$ la paire qu’on a abandonné.

Au final, de positif dans l’histoire c’est qu’on a gagné 50$ en 2 jours ( est-ce que vous sentez toujours l’ironie ? ) et qu’on a rencontré 4 français hyper sympas avec qui on a bien rigolé.

Puis, finalement, un du groupe a trouvé du boulot dans son ancienne ferme à Griffith ( 4h40 de route ) donc les autres ont suivi, car soit disant, il y aurait du boulot. Encore une fois, j’ai suivi, bêtement.

;

Chapitre 3 : Griffith, picking de prunes et packing illégal

;

prunes-4.jpg

:

C’est donc 3 jours après notre démission que nous arrivons à Griffith, petite ville dans le New South Wales que j’ai quand même bien aimé même si nous vivions comme des clochards dans un parc. Nous n’étions plus que 5. On a trouvé dès le premier jour du travail en passant par Madec ( agence de recrutement, un peu un équivalent de Pôle Emploi, je crois ) dans du picking de prunes qui était payé « cash in hand » ( en gros au black ) et qui n’était pas éligible. J’étais déçue mais tant pis, je n’avais presque plus d’argent à part 2000$ que je gardais précieusement de côté.

Le picking de prune était encore une vaste arnaque. J’ai oublié le prix de la bin mais divisé par 5 bah, tu gagnais une misère chaque jour. Le matin, il faisait froid, je me faisais atomiser par les moustiques. Ensuite, il faisait chaud, si chaud que le fermier nous faisait tout stopper à 12h/13h, pas terrible pour économiser de l’argent. On a été 3 à également bosser dans du packing de prunes. J’étais dans une toute petite usine sombre avec des asiatiques et des indiens à trier des prunes. Le travail avait lieu de nuit et était payé 16$ de l’heure ( le salaire minimum par heure en Australie est sensé être de 20$ ) Autant vous dire que ce travail puait les immigrés clandestins, l’illégalité et l’esclavage des gens sans papier. Et des petits backpackeurs français.

Je ne sais plus au bout de combien de temps j’ai fini par craquer. J’étais horriblement malheureuse. Le déclic a été assez long, mais un matin, j’ai annoncé que je partais seule, en quête de ferme. J’ai aussi posté une annonce sur Gumtree, « in case ». Le lendemain, je recevais un appel de Clint, qui me proposait de bosser dans sa ferme de raisins le lundi suivant et qui allait devenir mon futur patron.

;

Chapitre 4 : Un mois et demi de ferme dans le raisin à Swan Hill

:

IMG_3555

;

Si le début de mon récit vous a un peu démotivé, je m’en excuse, mais j’ai toujours dit que je serais honnête sur mon aventure en Australie. Mais bien que j’ai connu des expériences de ferme horribles. J’en ai aussi connu des très bonnes. Swan Hill en est la preuve.

Prendre la route seule après un mois avec les même personnes a été à la fois terrifiant et terriblement excitant. Seulement à 4h de route de Griffith, Swan Hill est une toute petite ville qui compte moins de 10000 habitants.

Et c’est donc ici que j’ai pu pour la première fois, faire un travail payé à l’heure.

Bien que le travail ait été très difficile au début, ce job était quand même une super planque. J’avais une accomodation gratuite avec 4 chambres, cuisine, salon, salle de bain. En fait, je m’en fichais complètement, il n’y avait que 3 choses qui comptait pour moi : Un frigo, une machine à laver et une douche.

Vous ne pouvez même pas imaginer comme ces choses qui semblent si anodines dans la vie de tous les jours, deviennent tout-à-coup vitales après un mois à vivre dehors.

Je partageais cette accommodation avec une Américaine qui venait du Texas et qui était très gentille. Nous aurions du être plus mais les autres filles avaient abandonné car le travail était trop dur pour elles.

Mon job consistait à faire du « tying » → En gros, j’attachais une ficelle à la tige d’une vigne et je la tendais sur deux fils de ferme situés juste au dessus. Au début, j’ai du faire du pruning ( j’avais un gros sécateur et je devais couper les vieilles vignes mortes et n’en garder qu’une pour la saison suivante ) et ça, c’était super dur et douloureux. Heureusement ça n’a pas duré longtemps.

J’ai aussi du accompagner mon patron pour le harvesting ( le picking de raisin avec une machine ) qui avait lieu la nuit : Je bossais de 16h à 6h du matin. Sans compter le temps de trajet, d’installation et de nettoyage. J’en ai pleuré. J’étais épuisée. Ensuite, ça a été plus facile. Je devais seulement nettoyer, entretenir et faire mon « tying » de vignes pendant 8 heures par jour. Il faisait chaud, il y avait des mouches, de la boue, des ronces, des piquants, des hunstmans et même parfois des « dust devils » ( grosses tornades de poussière que l’on voit souvent en Australie ) Mais je m’en foutais, j’étais payée à l’heure.

Étant donné que Swan Hill était une toute petite ville ou il n’y avait pas grand chose à faire, que je ne buvais plus et que j’avais arrêté également de fumer, j’ai pu mettre au total environ 4000$ de côté en 6 semaines. Et j’ai donc comptabilisé mes 41 premiers jours de visa. Et pour finir, j’ai amélioré mon anglais puisque je ne cotoyais personne à part des gens qui parlaient anglais couramment. D’ailleurs, ça a été très dur à gérer par moment mais quand j’ai réalisé mes progrès, j’ai été fière de moi.

Jours de ferme comptabilisés : 41 jours sur 88

Suite à cela, j’ai passé quelques jours à Melbourne, avant de rejoindre Sydney et après quelques jours infructueux à Gatton, me voilà arrivée dans une ville qui a beaucoup marqué mon aventure en Australie : Gayndah

:

Chapitre 5 : Gayndah, entre paradis et enfer des fermes

;

IMG_4331 2

;

C’est donc à la mi-avril que j’ai débarqué pour la première fois à Gayndah. Et si de premier abord, j’ai détesté cette ville, aujourd’hui je lui dois certains de mes plus beaux moments en Australie et des rencontres que je n’oublierai jamais.

Gayndah est une toute petite ville du Queensland, situé à 3h de Brisbane. Enfin, une ville. Ca ressemble plus à une rue. Il n’y a qu’un backpack, quelques boutiques, une épicerie, une station, deux caravans park, un grand pont, deux bars, un restaurant et enfin, une bonne vingtaine de fermes. Car bien que Gayndah soit minuscule, elle est très connue pour ces fermes d’agrumes qui durent d’avril à septembre.

Si vous avez déjà mis un pied dans cette ville, vous devez forcément savoir qui est Peter. C’est un peu le maire et le grand manitou de la ville. C’est lui qui gère l’agence de recrutement et qui va te trouver un boulot en ferme la plupart du temps. J’ai donc passé de longues journées à aller à son agence 3 fois par jour. A me lever très tôt le matin pour être la première devant à 6h50 alors que l’agence n’ouvrait qu’à 9h. Et c’est avec beaucoup de patience et de persévérance que j’ai obtenu mon premier job dans le picking de mandarines à la ferme de Sheperd Citrus : 90$ la bin de 400 kilos. Pour moi, ça n’a pas été une grande source de revenus ou de jours éligibles, mais si tu te donnes à fond et que tu ne comptes pas tes heures, il y a moyen de se faire pas mal d’argent.

J’ai donc passé un peu plus d’un mois à Gayndah, puis je suis partie dans le Nord faire un festival de 3 jours, avant de descendre à Townsville quelques semaines afin de trouver un autre job. Ce qui a été infructueux car il n’y avait rien en cette saison. Je me suis finalement vraiment retrouvée à sec et j’ai du retourner à Gayndah un mois après mon départ, avec environ 200$ sur mon compte. Quatre jours plus tard, je trouvais du travail en packing.

IMG_5307 2

Cette période a vraiment été une de celle ou je vivais ma meilleure vie : Une super nouvelle bande de potes, un travail payé à l’heure. Je n’avais clairement pas à me plaindre. Puis tout a un peu basculé en une semaine : Le packing shed ou je bossais a du fermer, notre patron s’est retrouvé endetté, il a du virer tout le monde, j’ai eu un accident de voiture très violent. J’ai donc perdu en 3 jours, ma voiture, ma maison ( vu que je vivais dedans ) et mon taff. Et niveau argent, ça n’allait pas vraiment.

J’ai heureusement rapidement retrouvé du travail en packing. Au final, en 2 mois à Gayndah, j’ai bossé dans 3 sheds différents. J’ai vécu dans une share house avec mes amis. L’argent recommençait à monter et j’ai pu économiser à nouveau. J’ai même pu me faire plaisir en faisant Fraser Island avec mes amis.

Bien que Gayndah soit minuscule et qu’il n’y est pas forcément grand chose à faire, cette ville m’a appris une chose : Les fermes, ça peut être cool et grâce à elles, tu peux faire de supers rencontres.

IMG_5832_Facetune_07-09-2019-20-12-44

Jours de ferme comptabilisés : 74 jours sur 88.

;

Chapitre 6 : Tabulam, retour en enfer.

;

Après avoir quitté mes amis qui partaient bosser dans le Victoria, j’ai finalement rejoint un autre de mes amis à Tabulam, à 6h de route de Gayndah. Beaucoup de gens que j’avais rencontré sur Gayndah y bossaient dans le picking de blueberries et par chance, après un mois d’attente, j’ai reçu une réponse positive de la ferme mais pas en picking, en PACKING !!! J’étais super heureuse, mais ça a été de courte durée, puisque je n’avais désormais plus de voiture. L’arrivée à Tabulam a été assez dure pour moi. Même si je n’étais qu’avec des gens supers, il n’y avait pas de réseaux et contrairement à Gayndah, tout était loin de tout. Donc sans voiture, autant vous dire que j’ai vécu un retour en enfer. Le travail était pénible mais sans plus, le truc le plus dur à supporter je crois que c’était le froid ( il faisait 5 degrés dans le shed ) mais j’étais payée à l’heure donc heureuse malgré tout. Mais chaque jour était une angoisse. Je ne savais jamais si je pourrais aller au travail. Je m’ennuyais profondément quand les autres n’avaient pas les même horaires que moi. Si je voulais m’acheter à manger, je ne pouvais pas car il y avait 20 minutes de route. Je devais constamment dépendre des autres. Je n’avais aucun réseau. J’ai craqué au bout d’une semaine et je suis partie sur un coup de tête quand j’ai vu une opportunité pour aller à Byron Bay sans galérer à faire du stop et autre. Et je ne l’ai jamais regretté.

Jours de ferme comptabilisés : 77 jours sur 88

;

Chapitre 7 : Fin de mes fermes dans le houblon.

>;

IMG_6207.jpg

;

;

Une fois arrivée à Byron Bay, tout s’est enchaîné très vite. Ma super copine de Gayndah, Cloé, m’a trouvé du travail avec eux dans le Victoria dans leur ferme de houblons. J’ai pris un bus, un avion et deux jours plus tard, je les rejoignais à Myrtleford pour commencer mon nouveau travail le lendemain. C’était un travail qui n’était pas payé à l’heure mais à la ficelle car il consistait à accrocher des ficelles sur des fils de fer en hauteur puis à en enterrer l’autre extrémité dans la terre. En anglais, on appelle ça du « stringing » et du « dibbing » ( pas sûre de l’orthographe, sorry ) Il a été super dur pour moi parce que je n’ai pas beaucoup de force honnêtement. Mais il y a quand même moyen de se faire beaucoup d’argent si tu travailles bien. J’ai gagné 300$ lors de mon dernier jour. Après, je le recommenderai pas spécialement parce que c’était très dur et qu’après le départ de mes amis, j’avais vraiment une team de merde. Mais je n’ai pas à me plaindre de l’argent malgré tout. Je me suis donnée et ça a payé. Et c’est ainsi que le mercredi 9 octobre, après presque 10 mois en Australie, j’ai achevé mes 88 jours de ferme.

Jours de ferme comptabilisés : 88 jours sur 88

;

Bilan → Voici donc mes 88 jours de ferme, résumés rapidement en sept chapitres. Cela a été une des expériences les plus difficiles de ma vie, autant sur le plan physique que émotionnel. Est-ce que j’ai pleuré ? Oui. Est-ce que j’ai pêté les plombs ? Oui. Est-ce que j’ai voulu tout arrêter ? Un nombre incalculable de fois. Mais aujourd’hui, lorsque je vois le chemin parcouru, je ne peux qu’être extrêmement fière de moi. Parce que je sais que ça n’aurait pas été donné à tout le monde de faire ce que j’ai fait et il faut dire que j’en ai faite pas mal des choses ! Figues, prunes, myrtilles, mandarines, raisins, hublons, peintre en batiment ( même si ça n’a duré que 2 jours avant de me faire virer, haha )

Aujourd’hui, après que toutes mes foutues courbatures soient parties, je ne retiens que du positif : Des rencontres géniales, de l’argent gagné durement qui m’a permis de faire de supers trucs comme les Whitsunday par exemple, mes 88 jours de ferme validés et un second visa à la clé, le fait que j’ai pu me débrouiller seule dans l’inconnu dans une langue qui n’était pas la mienne et que je ne maîtrisais pas bien, que j’ai pu repousser mes limites même si je n’ai jamais cessé d’être une raleuse.

Et maintenant, pour clore ce chapitre de ma vie, je vais vous énumérer tous les conseils et la ( longuuuuuue ) liste d’erreurs à ne pas faire si vous aussi vous souhaitez faire vos 88 jours de ferme :

;

IMG_4269

K

  • Ne jamais, jamais, JAMAIS partir à la recherche de ferme avec un gros groupe de personnes : Sachez que dans 90% des cas, vous ne trouverez rien, dans 10% des cas, vous trouverez quelque chose mais ça sera une vaste arnaque. Partez seul(e), partez à deux entre potes ou travelmates, partez en couple ( les couples sont privilégiés j’ai l’impression, allez savoir pourquoi ) ou bien grand maximum à 3 ou 4 mais jamais à plus.
  • Ne jamais suivre des gens parce que vous avez peur de vous retrouver seul(e) : C’est ce qui s’est passé pendant les deux premiers chapitres de mes fermes. J’étais totalement dubitative à l’idée d’aller jusqu’à Port Augusta et c’était bien mon intuition qui parlait. A l’heure actuelle, je ne regrette rien puisque mon whv n’aurait jamais été le même si je n’avais pas prise cette décision. Mais lorsque vous arrivez dans une ville sans boulot après 3000 kilomètres de route et que vous êtes presque à court d’argent, je peux vous dire que vous le regrettez amèrement. Cette histoire s’est bien terminée parce que j’ai pris la décision ( bien qu’un peu tardive ) de partir seule mais elle aurait pu me coûter mon aventure en Australie parce que quand t’as plus d’argent bah, tu rentres chez toi quoi. Tout ça pour des gens que j’ai suivi et que je n’appréciais même pas plus que ça.

  • Gumtree est ton meilleur ami : Ou d’autres sites mais j’ai toujours utilisé Gumtree. Et j’ai trouvé mon meilleur plan en ferme grâce à lui. A savoir que les bonnes annonces sont souvent mises tôt le matin et qu’il faut souvent être patient et surtout TRES rapide car les postes vacants sont pourvus tèrs très rapidement.

  • Toujours se renseigner à l’avance sur les villes ou sur ledit job : Par exemple, j’aurais pu éviter Mildura si j’avais su que cette ville faisait parti du « Triangle de l’enculerie » comme beaucoup l’appelle ( à savoir Mildura-Bundaberg-et une autre dont j’ai oublié le nom , qui sont considérées comme les trois villes ou la plupart des plans ferme sont des arnaques )

  • N’hésitez jamais à poser pleins de questions : Posez les à l’écrit par message ou mail à l’aide d’un traducteur si vous n’avez pas un très bon niveau en anglais mais il est très important de savoir si le travail est éligible, si il est payé à l’heure ou en « piece rate » ( en gros à la boxe, la bin… etc ) , combien d’heures et de jours par semaine, avez-vous un day off, est-ce qu’il y a une accomodation, si oui combien ? Combien d’heures par jour ? Car pour qu’une journée de ferme soit éligible, elle doit être de sept heures minimum. En quoi consiste le travail exactement ? Il est très important d’être un maximum renseigné sur le sujet, surtout si il y a beaucoup de routes à faire

  • Ne pas hésiter à faire le tour des fermes le matin très tôt en tenue de travail : Cela n’a jamais été mon cas mais j’ai rencontré beaucoup de gens qui ont trouvé du travail de cette façon. Il suffit d’arriver très tôt et d’expliquer que vous cherchez activement du travail, que vous êtes motivés et que vous êtes disponible immédiatement s’ils ont besoin d’un coup de main, sur un malentendu, ça peut marcher.

  • Essayez plutôt de trouver du hourly paid « travail payé à l’heure » : Certes, c’est moins simple à trouver mais il y a moins de chances de tomber sur une vaste arnaque et vous arriverez bien plus facilement à mettre de l’argent de côté et à achever vos 88 jours de ferme. Attention, certains travails payés en « piece rate » peuvent également s’avérer être de bons plans… Toujours bien s’informer et questionner.

  • Arpenter les groupes Facebook ou poster des annonces sur ces derniers : Parfois, les gens postent des annonces sur les groupes de français en Australie ou sur des groupes de « 88 days farm work » à vous d’être le plus rapide et de chopper le bon plan ! Vous pouvez également demander conseil aux autres backpackeurs en postant vous-même un message sur un de ces groupes : Dans quelle ville pouvez-vous facilement trouver du travail en cette saison ? Quelqu’un connaît-il un bon plan ? Une fois encore, sur un malentendu, ça peut marcher.

  • L’application « 88daystowork » : Disponible sur téléphone, elle peut s’avérer pratique pour trouver du travail car elle répertorie beaucoup de fermes sur une map avec contact et numéro de téléphone. J’ai déjà eu un ou deux bons plans grâce à ça. De plus, cette application est également très utile car elle vous permet de calculer vos jours de ferme. Pour cela, il vous suffira d’aller dans la session « 2nd visa » et de rentrer toutes vos payslips ( vos fiches de paie Australiennes ou sont/serons inscrites toutes vos informations )

  • Ce conseil est pour les gens ayant trouvé une ferme : Achetez de bonnes chaussures à Kmart, de bons vêtements chauds et fluides ( pour le matin, souvent très frais ) ou à manches courtes pour les zones ou il fait chaud. N’oubliez pas d’acheter un chapeau, une casquette, des gants, des lunettes de soleil et de la crème solaire, le soleil tape très fort en Australie et une isolation est vite arrivée. Apportez au moins 2 litres d’eau avec vous et bien-sûr, une lunch box. Les travails de ferme sont durs et vous allez avoir besoin de forces.

  • Le guide des saisons va devenir votre second meilleur ami : En effet, il existe disponible sur Internet sur plusieurs sites ou manuscrit, un calendrier des fermes dans toutes les régions d’Australie. Je vous ai mis un exemple ci-dessous ainsi qu’un lien → https://www.australie-guidebackpackers.com/fruit-picking-calendrier-des-recoltes/

  • Le guide du backpacker : Livre de plusieurs centaines de pages et téléchargeable pendant 48h sur leur site, ce guide répondra à toutes tes questions sur le working holiday visa ET surtout, peut te fournir pleins de numéros de fermes selon les villes ainsi que le calendrier des saisons selon les Etats. Il est très pratique et très bien référencéEviter certains fruits – légumes :

  • Les figues ( à cause de leur sève, j’en ai fait l’amer expérience )

  • Les pastèques – melons- fruits/légumes très lourds en général ( à cause du poids et du fait que ça pousse au sol, vous pouvez vous faire mal au dos )

  • Les bananes ( Vous avez pas mal de chance de tomber sur des rats et des serpents )

  • Les mangues ( Leur sève provoque des allergies chez la plupart des gens qui vous brûle horriblement la peau même avec des protections )

Je crois avoir à peu près tout dit sur le principal. J’espère que cet article vous a plu et a pu vous aider. N’hésitez pas à me poser des questions sur les fermes si vous en avez ! A bientôt pour un prochain article !!!

;

IMG_3334

;

Et toi, les fermes ça s’est passé comment ? T’as fais quel genre de jobs pour avoir tes 88 jours ?

;

;