6 choses que mon working holiday visa m’a apprises

Hello tout le monde !

.

Comment allez-vous en cette pré-période de fête ?

.

Moi c’est assez spécial. Et oui, mon working holiday visa en Australie s’est terminé le 28 novembre dernier. C’est après précisément 365 jours « down under » que je suis rentrée chez moi, sur mon île pour passer Noël en famille.

.

Que dire de ce retour ?

Je n’en sais rien à vrai dire. Tout est encore trop flou. D’un côté, bien évidemment, il y a l’émotion des retrouvailles, la joie d’enfin pouvoir manger de la bonne charcuterie ou d’aller boire un bon verre de vin dans mon bar attitré. Mais de l’autre, c’est comme si une partie de moi était restée en Australie, il y a cette sensation d’être dans une cage dorée, cette absence de liberté et d’évasion que je ressentais au pays des kangourous… Au milieu de tout ce mélange d’émotions, j’ai pu faire un petit bilan de cette première longue aventure loin de chez moi. Entre bonheur, désillusion, quête de vérité et sacrée malchance, j’ai pu trouver beaucoup de réponses à mes questions. Parfois même dont je n’avais pas conscience.

Qu’est-ce que j’aimerais dire à une personne s’apprêtant à commencer son WHV en Australie ? La liste est longue. Mais je crois que dans mon voyage, 6 grandes leçons de vie se sont démarquées de tout le reste. Et c’est de ça dont je vais vous parler aujourd’hui :

.

Il y a une vie qui t’attend hors de chez toi :

Peu importe où l’on va, il y a forcément un endroit sur cette terre d’où, à la base, nous venons. Pour moi, c’est la Corse. Cette petite île constituée de montagnes, mers, rivières et d’un patrimoine culturel riche a toujours été ma maison et mes racines. Il m’a fallu des années avant de trouver le courage de la quitter. Et j’ai beau l’aimer, bon sang, c’est de loin la meilleure décision jamais prise. J’ai pu rencontrer des gens de toutes les cultures, me faire ma propre idée sur pleins de choses, parler une nouvelle langue, adopter mon propre style musical, m’habiller comme je le souhaitais : J’ai envie de sortir faire mes courses en pyjama et pieds nus ? No worries mate, ici une multitude de gens font ça. Pour samedi soir, et si j’optais pour une robe moulante courte et des talons aiguilles ? Aucun problème avec ça ( bon… ça n’a pas vraiment été mon cas ) mais si ça l’avait été, je n’aurais eu aucun mal à le faire car en Australie, personne ne juge ta tenue, aussi provocatrice puisse-t-elle être, tu n’as pas la bastiaise du coin qui te snobe de la tête aux pieds avec son sac Louis Vuitton au bras et son pauvre spitz nain qui doit se la coltiner nuit et jour, et juste pour ça les gars, bon sang, quel bonheur de se tirer un an de chez soi ! Ou encore ta nouvelle lubie c’est de te teindre les cheveux en rose et de te faire un septum ? Encore une fois, personne ne te toisera du regard avec un air méprisant. Chose qui n’est malheureusement pas vraiment possible chez moi ( et je pense que c’est le cas de toutes les petites villes ) Mon WHV m’a appris à ne plus avoir peur du regard des autres mais aussi et surtout, à accepter les autres tel qu’ils sont et à m’ouvrir à un autre univers. J’ai beau aimer mon île, je sais désormais que je n’y ferais probablement pas ma vie. Il y en a une autre vie qui m’attend hors de chez moi.

..

Je suis plus forte que ce que je pense

Ça me paraît bête maintenant quand j’y repense mais je suis loin d’être la seule dans ce cas : Je n’excelle pas dans l’art de la confiance en soi. Avant de partir, j’étais pleine de doute, de questionnement. La cause ? Mon passé, certaines expériences, plusieurs relations toxiques. Je ne dis pas que je me prenais pour une moins-que-rien, loin de là. Simplement, j’avais tendance à abandonner facilement et à ne jamais aller au bout des choses. Ou tout simplement à douter lorsqu’on me disait que je faisais une grosse connerie de partir par exemple, même si je ne le montrais jamais.

Pour ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux, ce n’est plus un secret pour vous maintenant : Mon aventure en Australie a été rythmée par des galères sans nom. Réveillon de Noël aux urgences, opération de la jambe dans un trou perdu du South Australia, gros accident de voiture, licenciements, moins de 100 dollars sur le compte en banque, vivre dans une voiture pendant plusieurs semaines sous 50 degrés…

Beaucoup d’expériences déjà difficiles à vivre chez soi, alors je vous laisse imaginer à l’étranger ! J’ai pensé plusieurs fois à rentrer chez moi. J’aurais pu le faire. À la place, j’ai juste serré les dents. Quand il a fallu se relever, je me suis relevée. Quand il a fallu aller de l’avant, je suis allée de l’avant. Quand il a fallu se soigner, je me suis soignée. Quand j’ai été licenciée, j’ai trouvé un autre boulot. Lorsque j’essuyais des refus, j’ai eu de la détermination. Et lorsqu’une situation ne me convenait pas, j’ai eu de plus en plus de facilité à tout plaquer pour la fuir.

Bien-sûr, il y a toujours pire et je n’ai jamais été la plus à plaindre mais sérieusement, quand je repense à des gens de chez moi qui me descendaient pour rien et que je me dis qu’ils n’auraient même pas été capable d’encaisser la moitié de tout ça sans rentrer pleunicher chez papa/maman, je rigole de ma bêtise : Les avoir cru et surtout, réaliser que la personne qui m’a le plus sous-estimée, c’était moi-même.

N’écoutez jamais les autres. Vous en êtes capables. Vous êtes plus fort que vous ne le pensez.

/

Les biens matériels n’ont aucune importance

Il n’existe pas de mode d’emploi pour vivre son working holiday visa en Australie : Il y a ceux qui préfèrent trouver un emploi stable et vivre dans une grande ville, ceux qui veulent voyager à travers le pays, ceux qui cherchent un mélange des deux. Pour ma part, j’ai acheté une voiture et je n’ai absolument pas voulu me poser quelque part durant ma première année de visa ( sauf si j’y étais obligée bien entendu pour mes 88 jours de ferme )

J’ai donc vécu la majorité de mon aventure en voiture. Et en voyageant de la sorte, j’ai appris deux grosses leçons de vie ( qui peuvent paraître un peu contradictoires cela dit, sorry )

Premièrement, nous n’avons absolument pas conscience de la chance que nous avons de vivre dans un pays avec des ressources stables, de l’électricité, de l’eau. On ne se rend pas assez compte que ce n’est pas tout le monde qui possède un toit. J’ai vécu plusieurs semaines voir mois sans frigo, sans douche, sans machine à laver et parfois comme dit plus haut, sous plus de 50 degrés. Je donne ces trois exemple parce que c’est ce que j’ai été le plus ravie de retrouver lorsque j’ai eu ma première accommodation en ferme.

Deuxièmement, et à contrario du paragraphe précédent, les biens matériels, même s’ils m’ont manqué par moment, n’ont aucune importance capitale et je suis contente d’avoir pu expérimenter le fait de vivre sans. Lors de mon 8ème mois en Australie, je ne l’apprends plus à personne, j’ai eu un gros accident de voiture avec mon 4×4. Sans parler du fait que j’ai perdu mon moyen de transport et ma maison dans cet accident et qu’à l’heure actuelle ça me rend toujours aussi triste, ça a été un vrai traumatisme parce que j’ai cru pendant une fraction de seconde que j’allais vraiment y passer. Ca n’avait rien à voir avec les 2/3 petits accidents que j’avais eu en Corse… Alors certes, dans cette histoire j’ai perdu beaucoup d’argent et ça restera probablement le pire souvenir que j’ai eu en Australie mais quand vous voyez votre vie défiler devant vos yeux, je vous assure, ça n’a plus aucune importance. J’ai mis un peu de temps à réaliser ce que j’avais perdu parce que la première chose que j’ai pensé, c’est ce que j’avais toujours : La santé et la vie. Vous pouvez toujours tout perdre, tant qu’il vous reste ces deux choses, you’ll be fine.

l

Chaque rencontre t’apprendra quelque chose sur toi ou sur la vie

Bien que j’ai fait de très belles rencontres en Australie, j’ai également croisé la route de gens que j’aurais préféré ne jamais connaître. Que ça aille du psychopathe, à l’hypocrite en passant par le profiteur ou le harceleur, j’ai connu plusieurs cas de figure que je ne souhaite à personne. Avec du recul, je ne dirais pas que je suis contente d’avoir croisé la route de ces gens mais contente de la leçon que ça m’a apprise. Une mauvaise relation amoureuse t’apprendra ce que tu ne veux plus jamais avoir. Une amitié toxique t’apprendra à en éviter une autre. Suivre des têtes de con en road trip t’apprendra à t’affirmer et à te donner le courage de te barrer seule. Pour chaque mauvaise rencontre, il y a une leçon de vie. Même si vous aurez malheureusement tendance à faire l’erreur plusieurs fois. C’est aussi ça l’expérience du voyageur.

.

Sur ton chemin, quelqu’un sera toujours là pour t’apporter de l’aide.

Comme disait Dumbledore à Harry : « À Poudlard, une aide sera toujours apportée à ceux qui en ont besoin »

Pour l’Australie bah, ça a été un peu pareil. Que ce soit un médecin, un Australien que je ne connaissais ni d’Adam ni d’Eve ou des copains qui se sont finalement révélés être des amis, j’ai toujours reçu de l’aide dans les coups durs.

Un médecin qui m’a glissé 50 dollars dans la poche lorsque j’étais complètement terrifiée aux urgences le soir de Noël, une bande de potes Australiens qui t’accueillent dans leur maison lorsque tu te retrouves dans la merde sur une île déserte ou des gens que tu ne connaissais même pas un mois avant qui courent te prêter main forte quand tu es dans une ambulance et qui t’offrent un toit.

Je ne sais pas si j’ai déjà assisté à d’aussi belles preuves de gentillesse en 23 ans sur mon Île. Et de voir ce genre de choses ne peut que t’aider à t’élever toi-même et à devenir meilleur(e) envers les autres.

.

Tout ce que tu emportes dans tes bagages, c’est toi-même

Une phrase qui m’a été répétée bien des fois et dont je n’ai cerné le sens qu’une fois mon année en Australie pratiquement achevée.

Ne partez pas pour les mauvaises raisons ou pour fuir. Parfois, si quelqu’un rencontre beaucoup de problèmes, c’est parce que le problème, c’est lui.

Partez avec de bonnes intentions. Partez pour réaliser votre rêve. Partez pour réaliser vos objectifs, peu importe ce qu’ils sont ( voir du pays, apprendre l’anglais, faire de l’argent, se trouver )

Tout est possible, mais tout ne dépend que de vous. Vous n’aimez pas l’attitude de quelqu’un ? Dites lui. Vous aimez quelqu’un ? Dites lui aussi.

Vous n’aimez pas votre boulot ? Barrez-vous. Le groupe avec qui vous voyagez ne vous convient pas ? Barrez-vous aussi. Vous voulez aller à un endroit ? Foncez. Vous voulez nager à poil à Cape Tribulation ?! Non, ne le faites pas ça par contre. Il y a des crocodiles vous allez crever.

Parfois, la vie est aussi simple que ça, surtout dans un pays comme l’Australie ou il est aussi simple de tout recommencer à zéro, encore et encore.

Il peut être question de chance ou du caprice complice du hasard, mais au final, lorsqu’on y réfléchit vraiment, tout repose sur vous. Vous venez seul, vous repartez seul, entre les deux, il y a un monde : À vous de choisir lequel.

.

J’aurais tellement d’autres choses à vous dire sur l’année qui vient de s’écouler. Mais si j’avais six grandes leçons de vie à vous donner, ça serait celles-ci. Parfois, c’est dans les grosses galères qu’on apprend. Ça n’a pas toujours été facile mais je suis fière de l’année qui vient de s’écouler et de toutes les jolies choses qui me sont arrivées. Ou à contrario d’avoir apprise à m’en sortir quand la vie n’était pas rose.

.

De toute façon, quand tu cherches la facilité, tu ne pars pas un an en Australie, pas vrai ?

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s